Présentation

Pour sa douzième livraison, la revue Initiales se met dans les pas du passeur Sylvère Lotringer qui, dans les années 1970, importa aux États-Unis la French Theory.

Enseignant, à l’époque, à l’Université de Columbia (NY) avant de rejoindre la Côte Ouest, il introduit les écrits de Gilles Deleuze et Félix Guattari, Michel Foucault, Jean Baudrillard ou Paul Virilio qui vont être les instruments théoriques indispensables du développement des Cultural Studies, études post-coloniales, études de genre et de l’ensemble de la théorie critique à partir des années 1980. Il crée dans la foulée la revue, puis la maison d’édition Semiotext(e) qui s’attaque à tous les sujets de société, avec pour axe une analyse radicale du capitalisme, des dispositifs de pouvoir et d’aliénation et une liberté de ton à toute épreuve.

C’est cette histoire de transmutation, de la France aux États-Unis, des bancs de l’université à la contre-culture jusqu'à une forme de propagation dans la culture générale, que nous racontons dans ce numéro d’Initiales qui fera également la part belle à une génération d’écrivaines américaines (publiée dans la collection Native Agent lorsque Chris Kraus rejoint l'équipe de Semiotext(e).

Conçu par un comité éditorial composé d’étudiant(e)s, artistes, théoriciens et graphistes dans une logique collective affirmée, ce numéro coordonné par François Aubart et François Piron réunit, entre autres, des contributions de Jason Demers, Chris Kraus, Eileen Myles, Cheapest University, Benjamin Thorel ou François Piron. Il comprend également un entretien fleuve avec Sylvère Lotringer ainsi que de nombreux portfolios.

À paraître à l'automne 2018

Directeur de la publication et de la rédaction : Emmanuel Tibloux
Rédactrice en chef : Claire Moulène
Rédacteurs en chef associés : François Aubart et François Piron
Graphisme : Adèle Onnillon et Louise Smart sous la direction d’Alaric Garnier

Une co-édition de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon et de la Fondation d’entreprise Ricard.